J’écris les mots comme je les entends. et ce que moi j’entends dans ma tête, et ce que je pense que je suis en train d’écrire quand je l’écris, ce n’est pas dans l’ordre correct..
*(tu intervertis les sillabes par exemple?)
Même dans l’organisation de mon argument dans un essai.
*(c’était non seulement les mots…)
C’était les placements des idées, elles se reformaient comme ça, et ensuite je ne savais plus comment me sortir de ce mur. je savais les choses, je n’étais pas bête. souvent je savais les choses, et je regardais de l’autre côté, comme regarder derrière un mirroir.
c’est pour ça qu’il y a beaucoup de gens qui disent que dans la dyslexie, on a beaucoup de handicap mais on a aussi une autre tendance, à regarder un argument ou un problème de beaucoup de côtés différents.-Mika
Dyslexie + hyperverbosité contrôlée : quand la pensée en réseau devient un style (et un outil)
En écoutant Mika parler de sa dyslexie, je me suis reconnu.
Pas seulement dans les syllabes qui s’inversent ou les mots écrits comme on les entend, mais dans quelque chose de plus profond : l’impression que les idées se déplacent toutes seules, que l’ordre n’est jamais “naturel” sur papier, et qu’on doit trouver une sortie… comme si on regardait le raisonnement derrière un miroir.
Mais il manque souvent un deuxième morceau à l’explication : ce n’est pas seulement la dyslexie.
C’est aussi la forme de pensée qui vient avec — et surtout comment on apprend à la piloter.
1) La dyslexie : un problème d’interface, pas d’intelligence
La dyslexie n’empêche pas de comprendre.
Elle rend coûteux le passage d’une pensée riche à une expression linéaire “standard”.
Chez certains, la pensée n’arrive pas en ligne droite : elle arrive en réseau, en sensations, en connexions, en fragments qui se recombinent.
Le problème n’est pas “ce que je sais”.
Le problème, c’est : comment le mettre dans l’ordre attendu par la majorité.
2) L’hyperverbosité pragmatique associative contrôlée : le moteur en réseau
De mon côté, j’utilise un terme non officiel mais très parlant :
hyperverbosité pragmatique associative contrôlée.
- Hyperverbosité : beaucoup de mots, beaucoup de matière.
- Associative : pensée en réseau, liens multiples, idées interconnectées.
- Pragmatique : orientée vers le sens, le contexte, l’objectif.
- Contrôlée : capacité intacte de structurer, hiérarchiser, exécuter.
Ce n’est pas “je parle beaucoup parce que je me perds”.
C’est “je parle beaucoup parce que je vois beaucoup de connexions — et je les organise”.
3) Quand les deux se combinent : création brute → traduction → résultat “lisible”
Quand dyslexie + pensée en réseau se rencontrent, il se passe souvent ceci :
- Création brute
On écrit comme ça vient. Le réseau se déverse. C’est vivant, dense, parfois trop long. - Traduction structurelle
On réorganise. On centre. On découpe. Pas pour appauvrir, mais pour rendre lisible. - Résultat populaire
Un texte, une chanson, une idée compréhensible pour la majorité.
Je compare souvent ce filtre à une bonne traduction de sous-titres :
ce n’est pas du mot à mot, c’est une translation émotionnelle et structurelle.
4) Mika : l’exemple parfait d’un style “réseau + poésie + exécution”
Quand Mika écrit, on sent une pensée qui relie les idées autrement.
Beaucoup de ses chansons ont une écriture très poétique, parfois avec moins de répétitions que la pop standard, même quand le morceau est dansant. On a l’impression qu’il “tisse” plus qu’il ne “décline”.
Ce n’est pas que la dyslexie donne un superpouvoir.
C’est que, chez certains, la dyslexie s’accompagne d’une obligation de créer des chemins alternatifs, et que si on a aussi :
- une pensée associative riche,
- et une capacité de contrôle/exécution,
alors ce mélange produit un style très créatif et très distinctif.
5) Pourquoi on écrit “trop” (et pourquoi c’est utile)
Parce qu’une pensée en réseau ne se laisse pas réduire facilement à trois points.
La majorité des gens apprécie les points au bon endroit — et c’est correct.
Mais chez nous, couper trop tôt, c’est couper des connexions utiles.
Alors on écrit, on externalise, et ensuite on filtre.
6) ChatGPT : un filtre de traduction cognitive
C’est exactement là que ChatGPT devient pratique :
pas pour penser à ma place, mais pour :
- centrer un flot d’idées,
- structurer sans tuer la créativité,
- rendre populaire sans trahir le sens.
Il devient une interface entre un cerveau qui produit en réseau et un monde qui lit en ligne droite.
Conclusion
La dyslexie, ce n’est pas seulement des lettres qui se mélangent.
C’est souvent une différence de format entre la pensée et sa sortie.
Et quand cette dyslexie se combine à une hyperverbosité pragmatique associative contrôlée, on obtient quelque chose de particulier :
une pensée qui tisse en réseau, qui produit beaucoup, mais qui peut aussi se traduire, se centrer et se concrétiser.
Ce n’est pas un miracle.
C’est un système.
ps: vous êtes invités à écouter l’entrevue complète de Mika qu’il a fait cette semaine de noel 2025…




Enfin, si votre fantasme concerne quelque chose de tabou ou d’interdit, comme un ex ou un beau-parent, donnez-vous la permission d’en profiter. Les fantasmes vous appartiennent, vous avez le droit de vous y adonner. La moitié du pouvoir de la masturbation intentionnelle consiste à comprendre ce qui vous excite, puis à vous donner la permission de vous sentir bien (mentalement et physiquement). C’est pourquoi cette astuce peut être si satisfaisante.
Tu te souviens quand j’ai parlé des fantasmes que je mets au micro-ondes ? Je sais que je ne suis pas le seul à faire ça. Tout le monde a son charbon de masturbation préféré. Qu’il s’agisse de porno, d’un fantasme d’enseignante-écolière ou de tout ce qui pousse ces boutons salaces.



En transaction, on appelle ça un PoS, donc un Point de Service, qui permettra aux élèves, professeurs et parents de partager leur vie communautaire autant via le web qu’en classe sur les ordinateurs et tablettes.
Ce qui va devenir la star de ce site, ce n’est pas l’outil, mais le contenu, le look créé par les élèves, et surtout l’ambiance.
Un autre exemple de cette situation, c’est le contenu de mon article précédent, où je vous suggère des activités à faire avec vos enfants. Chez Walmart*(qui va rester ouvert là où ils ont de l’épicerie), des livres Conformes au programme du ministre de l’éducation sont déjà disponibles pour les parents qui ont leurs enfants à la maison. Si vous faites le test avec votre enfant, il va vous dire que tout ce qui est dans un de ces livres a été vu en classe déjà… sauf biensûr quelques notions que certains professeurs passent et qui ne sont pas essentielles pour les élèves.
Pour les plus jeunes enfants, l’exercice est super facile… vous les obligez légèrement à lire tout ce qu’ils voient… les instructions pour faire chauffer une pizza, les ingrédients sur un pot de confiture… des choses simples, mais qui leur permet de pratiquer leur lecture… et des livres… pas longtemps, 2 ou 3 pages par jour, c’est assez pour les réveiller – et parfois les emmerder.